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Pourquoi le BNB?

Pourquoi a t'on plus que jamais besoin du BNB?

3 fractures majeures menacent nos sociétés

Le paradigme actuel de la croissance et la focalisation sur le PIB ont produit 3 fractures majeures qui ne cessent de s'aggraver :

 
Plus d'infos sur les 3 fractures majeures


Pourquoi une alternative au PIB ?

En 1968, Robert Kennedy parlait en ces mots du PIB :

"Notre PIB prend en compte, dans ses calculs, la pollution de l’air, la publicité pour le tabac et les courses des ambulances qui ramassent les blessés sur nos routes. Il comptabilise les systèmes de sécurité que nous installons pour protéger nos habitations et le coût des prisons où nous enfermons ceux qui réussissent à les forcer. Il intègre la destruction de nos forêts de séquoias ainsi que leur remplacement par un urbanisme tentaculaire et chaotique.
 Il comprend la production du napalm, des armes nucléaires et des voitures blindées de la police destinées à réprimer des émeutes dans nos villes.
 Il comptabilise la fabrication du fusil Whitman et du couteau Speck, ainsi que les programmes de télévision qui glorifient la violence dans le but de vendre les jouets correspondants à nos enfants.

En revanche, le PIB ne tient pas compte de la santé de nos enfants, de la qualité de leur instruction, ni de la gaieté de leurs jeux. Il ne mesure pas la beauté de notre poésie ou la solidité de nos mariages. Il ne songe pas à évaluer la qualité de nos débats politiques ou l’intégrité de nos représentants. Il ne prend pas en considération notre courage, notre sagesse ou notre culture. Il ne dit rien de notre sens de la compassion ou du dévouement envers notre pays.

En un mot, le PIB mesure tout, sauf ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. "


 Le PIB mesure seulement l'activité du marché et apparenté. Tout s'additionne dans son calcul, y compris ce qui crée plus de pollution, de maladies ou qui crée des effets induits négatifs. Construire une prison rajoute de la valeur au PIB.
 Par contre, le PIB laisse de côté beaucoup d'activités qui participent au bien-être, mais qui sont en dehors du périmètre du marché productif comme élever ses enfants, prendre du temps pour ses loisirs, être bénévole...

 

 

 

Le Bhoutan propose des pistes de réflexion à L'O.N.U et au monde

 Dans les années 1970, le 4ème roi de la dynastie Wangchuk invente cette formule qui fait la réputation du Bhoutan aujourd’hui : le BNB, Bonheur National Brut.
 Après avoir observé les autres pays, Jigme Singye Wangchuck se rend compte que ce ne sont ni la prospérité, ni le développement économique qui apportent la joie aux peuples.
 Pour lui, le développement doit se faire autrement et il instaure une nouvelle priorité : développer le pays en visant d’abord le bonheur des citoyens.
Autrement dit, le bonheur objectif est considéré comme le développement le plus ultime.

  En 2011 L'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution sur le bonheur comme une approche globale du développement et a salué l'initiative du Bhoutan.

Dans sa résolution, l'Assemblée invite les États Membres « à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ».

 L'indice du Bonheur National Brut (BNB) repose sur les quatre principes fondamentaux auxquels le Bhoutan attache une part égale à savoir:

  •     La croissance et le développement économiques
  •     La conservation et la promotion de la culture
  •     La sauvegarde de l'environnement et l'utilisation durable des ressources
  •     La bonne gouvernance responsable.


 Un an plus tard l'Assemblée générale des Nations Unies s'est réunie pour intégrer le bien-être et le bonheur comme paramètres pour mesurer le développement qui jusqu'à présent n'avait été mesuré qu'avec des données purement économiques.

Aujourd’hui, le BNB irrigue toute la vie du Bouthan, entraînant de profonds bouleversements dans l’agriculture (objectif : 100% biologique en 2020), l’éducation nationale, où l’on prépare les élèves à devenir des "ambassadeurs du changement", la gestion des ressources naturelles (réglementation stricte de l’abattage des arbres et de l’exploitation minière), la santé gratuite pour tous, le tourisme de qualité, ou le commerce (non adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce).

Le Bonheur National Brut est un "indice" qui vient se positionner en alternative au Produit Intérieur Brut et qui propose les bases d'un changement sociétal.